SONNET-FANTAISIE, écrit par Jean-Michel Bessou le 13 janvier 2015. et dédié à Agnès des Granges.

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Le premier vers est d’Agnès !
J’eus l’idée de lui retourner le compliment, et d’écrire un sonnet qui lui rende hommage, et qui exalte la douceur des femmes de France.
Le vitrail et les autres allusions religieuses font partie de cette Culture qu’Agnès diffuse à profusion, pour le plaisir de tous.
Les deux mots de la fin sont empruntés à Baudelaire :  » Le Romantisme est une grâce, divine ou infernale, qui nous a laissé des stigmates éternels. »

SONNET-FANTAISIE, à Agnès des Granges.

« Ces mots, que vous tissez avec tant de finesse,
Sont un rai de lumière, jailli d’un pur diamant
Éclairé par l’Amour ! Et mon regard s’abaisse,
Ébloui par l’éclat de votre cœur aimant.

Océan de lumière, de ton abysse émerge
Une ondine d’écume, de perle et de corail :
Cette Femme de France est fille de la Vierge,
Un reflet de Marie descendue d’un vitrail,

Modèle de lumière pour nos femmes de France,
Tendres pour leurs époux, dévouées pour l’Enfance
Qui grandit dans la joie par leurs soins maternels
Et devient des Français ! – des lions, par la vaillance,
Mais leur cœur de colombe a pitié des souffrances :
Le Christ y a gravé ce stigmate éternel. »

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LE DUEL, sonnet écrit le 4 mai 2015 par Jean-Michel Bessou, et dédié à Bruno de Vergeron – qui sait pourquoi…

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Je connais au Bouscat un lieu fort agréable,
Arboré, verdoyant, nommé le Parc Marceau :
On trouve à son orée une étendue de sable
Un peu dure, bien égale, favorable aux assauts

Où le fer et le fer font quelques étincelles
Lorsque deux bras s’affrontent, animés par deux cœurs
Dont l’un a proféré un mot de trop sur Celle
Que l’autre aime en secret… Qui sortira vainqueur ?

La Morale voudrait que ce soit le plus juste !
Clément, qu’il respectât la dignité auguste
De la vie du bretteur rencontré en champ clos…

Pour une goutte d’eau, coule un torrent de larmes
Ou un ruisseau de sang… : les « liaisons » des armes
Sont aussi dangereuses que celles de Laclos…

LA VIEILLE ÉPÉE…

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Au début de ce mois de mai de l’an de Grâce 2015, j’ai restauré la vieille épée que je tiens de ma famille : mon cousin Louis affirme que c’était une épée de duel jusqu’au XIXème siècle, après quoi elle aurait été pourvue d’un bouton en bout de lame afin de servir à l’entraînement d’escrime – la raideur de la lame le laisserait croire en effet, et l’on frissonne, à l’idée que le Comte de Monte Cristo eût pu la tenir dans sa noble main…

J’ai donc stabilisé la coquille protectrice qui jouait par rapport au reste de l’arme, et rénové la poignée fort altérée par le temps : n’ayant point de soie ni de chanvre, j’ai entouré la poignée avec une surliure ce deux fibres de sisal de couleur différentes, et obtenu ainsi un effet sobre mais agréable par leur alternance contrastée.

Au second plan vous voyez une rapière moderne dont j’ai fait la coquille : je vais fabriquer pour elle une poignée plus belle en bois de hêtre, et une virole de bronze plus élégante.

Passionné depuis ma plus tendre enfance par les romans de cape et d’épée, comme par les films qui en furent tirés, je n’aime pas pour autant voir une lame occire un quidam, l’eût-il mérité : ce que j’aime dans l’escrime, c’est la noblesse d’âme au service de la juste cause, et rien ne m’est plus agréable que de voir le héros faire grâce à celui qu’il a vaincu.

Malheureusement nos combats sociaux en France, ne nous donnent que peu d’occasion de prouver notre clémence : nous avons fait preuve de noblesse d’âme en renonçant à accabler les personnes aux mœurs déviantes, tant qu’elles ne nous faisaient de mal à personne, mais en revanche nous voulons que les corrupteurs de l’enfance soient punis comme ils le méritent.

L’Amour que nous avons pour Dieu, l’amour que nous accordons à une France dont la mission historique est de donner au monde l’exemple du Respect Humain qui est une certaine manière d’honorer Dieu, l’amour que nous éprouvons pour la Famille et pour l’Enfance innocente, a un revers : notre cœur est d’or, et le sang qui le traverse est une pure Lumière, aussi ce revers n’est-il pas un revers de haine, et ne le sera jamais.
Il n’en est pas moins redoutable, car le revers de l’Amour n’est autre que la Justice.