L’ÉTERNITÉ, quatrain dédié à Monica Poggi.

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L’Éternité n’est point la somme
Infinie de tous les instants :
L’amour est libre, Il fuit les formes
Où voudrait l’enfermer le temps.

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LA NUIT ESPAGNOLE, poème de Jean-Michel Bessou.

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LA NUIT ESPAGNOLE,
poème de Jean-Michel Bessou,
dédié à Sophie P.

Minuit sonne… Manuel vient frapper à ma porte :
Son sourire éclatant vient incendier la nuit
Qui s’enfuit, solitaire… Contre son cœur il porte
Une vieille guitare, et bientôt c’est l’ennui
Qui me quitte à son tour…

Nous nous mettons à table, et je remplis nos verres
D’un vin de Malaga Mil-Neuf-Cent-Trente-Six :
Nous buvons en pleurant sur cette année sévère
Où l’Espagne a perdu tant et tant de ses fils…
Notre cœur est bien lourd…

La Joie pourtant, revient éclairer nos visages
Dès qu’un premier accord gratté par Manuel
De son humble guitare, fait une harpe d’ange
Qui transforme les pleurs de l’antique carnage
En un chant de l’Espoir, célébrant la Louange
Du Seigneur Éternel
Qui règne sur les Jours.

Le Flamenco nous brûle, arabesques étranges,
Rythmes secs, sous les doigts de l’ami Manuel…
Je fais claquer mes mains au rythme de sa rage,
Giflant, pour les chasser, ces souvenirs cruels
Disparus… sans retour ?

Alors Manuel chante au son de sa guitare
Des couplets racontant qu’un jeune homme andalou,
Pour arracher Carmen à son père jaloux,
L’enleva dans la nuit… Quel beau chant de victoire,
Qu’une chanson d’amour !