SONNET-ACROSTICHE DÉDIÉ À CAROLE HOFBAUER.

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SONNET-ACROSTICHE DÉDIÉ À CAROLE HOFBAUER.
Ce poème est une publicité que j’ai écrite pour mon amie Carole, qui tient effectivement sa boutique à Bordeaux, et y propose d’agréables créations.
Il s’agit d’un acrostiche : les initiales de chaque vers forment son prénom et son nom.

Carole vous accueille en sa petite échoppe
Au Cours Victor-Hugo : c’est au quatre-vingt-trois.
Réunis dans son style on retrouve l’Europe,
Ou l’Afrique, ou l’Orient, ou bien tout à la fois.

L’Art de Carole est simple, tout en délicatesse :
Esquissées par sa main, les robes des princesses,
Habilement cousues, transforment Cendrillon
Ou ses sœurs, en vraies reines ! – mais avec discrétion…

Faites-vous donc plaisir, entrez donc chez Carole !
Boutique du Bonheur, son échoppe frivole
Apporte aux Bordelais, de ce « je-ne-sais-quoi »

Utile et agréable, en tout cas toujours « classe »,
Et la soie, le satin, ajustés avec grâce,
Racontent votre histoire : « Il était une fois… »

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LE PORTRAIT DE SABINE, poème.

LE PORTRAIT DE SABINE
Sonnet de Jean-Michel Bessou, dédié à Sabine Latini.

C’est une photo grise, comme un vieux souvenir,
Subtilement teintée par le brun de l’automne
Et le rose charnel que le sang rouge donne
À la peau qui frémit sous ses flots de désir…

Le regard est intense, et l’iris est tout noir :
Une étincelle brille en son disque d’ébène,
Ainsi qu’une espérance au milieu de la peine,
Ou qu’une étoile seule au firmament du soir…

De la tête inclinée descend une cascade
De cheveux emmêlés, qui forment des torsades
Où je sais que parfois tu accroches une fleur,

Sabine, pour montrer la couleur de ton âme,
Défiant tes cheveux noirs par l’innocente flamme
Qu’allument ta tendresse et sa simple blancheur…

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LE CHAGRIN, poème de Jean-Michel Bessou.

LE CHAGRIN,
Sonnet dédié à Madame Agnès des Granges.
Notre chère Agnès, qui nous ravit avec ses publications d’Histoire et d’Art, demandait à ses amis de lui exprimer leurs sentiments de manière formelle : ce poème fut ma réponse.

Agnès, vous voudriez déshabiller mon âme…
L’indifférence feinte protège sa pudeur :
C’est un voile de soie qui recouvre mon cœur
Et protège vos yeux de son ardente flamme.

Jadis, à mon aimée, j’osais dire « je t’aime » :
La vie nous sépara… Vous ignorez combien
Me coûteraient ces mots, qui pour vous sont un rien…
Pourquoi donc croyez-vous que j’écris des poèmes ?

N’est-ce point pour aimer, en vous faisant sourire ?
Vous goûteriez trois mots qui sont parfois les pires,
Le miel empoisonné des pires trahisons…

Souffrez donc, chère Agnès, que je reste pudique,
En voilant mon chagrin par la douce musique
Des mots qui le renvoient vers d’anciens horizons…

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