LE CHAGRIN,
Sonnet dédié à Madame Agnès des Granges.
Notre chère Agnès, qui nous ravit avec ses publications d’Histoire et d’Art, demandait à ses amis de lui exprimer leurs sentiments de manière formelle : ce poème fut ma réponse.

Agnès, vous voudriez déshabiller mon âme…
L’indifférence feinte protège sa pudeur :
C’est un voile de soie qui recouvre mon cœur
Et protège vos yeux de son ardente flamme.

Jadis, à mon aimée, j’osais dire « je t’aime » :
La vie nous sépara… Vous ignorez combien
Me coûteraient ces mots, qui pour vous sont un rien…
Pourquoi donc croyez-vous que j’écris des poèmes ?

N’est-ce point pour aimer, en vous faisant sourire ?
Vous goûteriez trois mots qui sont parfois les pires,
Le miel empoisonné des pires trahisons…

Souffrez donc, chère Agnès, que je reste pudique,
En voilant mon chagrin par la douce musique
Des mots qui le renvoient vers d’anciens horizons…

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