ROSE D’ORIENT, Sonnet-Acrostiche sur le nom de FARIDA BELGHOUL.

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ROSE D’ORIENT

Fleur d’Orient, tu grandis dans un jardin de France :
As-tu pu oublier les parfums de l’Éden ?
Rose rouge de sang sous un Azur immense,
Iras-tu oublier les plaisirs de l’Hymen ?

Dans le ciel d’un bleu sombre une Lune se lève,
Arrachée à la fleur qui règne en ce jardin :
Blanc pétale de rose envolé dans un rêve,
Es-tu l’Astre des Nuits, ou la Fleur du Matin ?

La fleur déracinée est blême, ou bien sanglante,
Gréco-latine ou bien d’un rouge d’amarante.
Homère, ou bien Virgile, ou bien Omar Khayyâm

Ont chanté la douceur de l’exotique rose.
Unique en sa nature elle défie la prose :
Le Poète la chante, le Prêtre, ou bien l’Imam…

(Ce poème est un Sonnet, mais aussi un Acrostiche : les initiales des vers forment le nom FARIDA BELGHOUL. Le poème évoque la double culture de Farida, Française d’origine algérienne et Musulmane amie des Chrétiens.
Le prénom Farida signifie « Unique », mot par lequel commence l’avant-dernier vers.)

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LA BOSSA NOVA, sonnet de Jean-Michel Bessou, dédié à Monica Poggi.

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LA BOSSA NOVA

sonnet de Jean-Michel Bessou,
dédié à Monica Poggi.
Ce poème commente une photo qui montre Monica contemplant l’Océan, en 2012 à Rio de Janeiro.

Une voix douce, un chant, comme un tendre murmure
Fredonne un souvenir dans la baie de Rio.
Monica ne crie pas ce que son cœur endure :
Pudique, elle répond au murmure des flots

Par son propre murmure, et chaque vague apporte
Un mot de Qui elle aime, l’écho d’un souvenir,

Un accord de guitare qui gentiment escorte
Une chanson d’amour, une plainte, un soupir

Étranglé par la main d’un joueur de guitare…
Sa caresse hypocrite fait parler chaque corde,
Mais c’est pour l’étouffer, aux rythmes du Brésil.

« Je t’aime… » : on a chanté souvent ces mots, trop rares
Quand l’être que l’on aime enfin nous les accorde.
Mais l’éden tropical, sans lui, n’est qu’un exil…