REFLET D’ÉGYPTE

image

REFLET D’ÉGYPTE
Sonnet dédié à Sabine Latini.

À quoi donc rêves-tu, seconde Cléopatre ?
Ton regard douloureux, ton visage égyptien
Sont comme un souvenir de ce pays ancien
Dont la vallée du Nil est l’immense théâtre…

Vingt siècles avant toi, c’est ce même visage,
Reflété par milliers dans des miroirs d’airain,
Peint sur les murs secrets des temples sous-terrains,
Que reflétait le Nil au bord de son rivage…

Tes pareilles, au matin se rendaient sur le fleuve :
Elles s’y plongeaient nues pour que leur peau s’abreuve
Des vertus du limon apporté par les eaux.

Puis elles s’échappaient devant les crocodiles,
Et leur beauté fuyait vers de chastes idylles,
Sous l’œil froid du reptile caché dans les roseaux…

Publicités

LA NUIT ESPAGNOLE, poème de Jean-Michel Bessou.

image

LA NUIT ESPAGNOLE,
poème de Jean-Michel Bessou,
dédié à Sophie P.

Minuit sonne… Manuel vient frapper à ma porte :
Son sourire éclatant vient incendier la nuit
Qui s’enfuit, solitaire… Contre son cœur il porte
Une vieille guitare, et bientôt c’est l’ennui
Qui me quitte à son tour…

Nous nous mettons à table, et je remplis nos verres
D’un vin de Malaga Mil-Neuf-Cent-Trente-Six :
Nous buvons en pleurant sur cette année sévère
Où l’Espagne a perdu tant et tant de ses fils…
Notre cœur est bien lourd…

La Joie pourtant, revient éclairer nos visages
Dès qu’un premier accord gratté par Manuel
De son humble guitare, fait une harpe d’ange
Qui transforme les pleurs de l’antique carnage
En un chant de l’Espoir, célébrant la Louange
Du Seigneur Éternel
Qui règne sur les Jours.

Le Flamenco nous brûle, arabesques étranges,
Rythmes secs, sous les doigts de l’ami Manuel…
Je fais claquer mes mains au rythme de sa rage,
Giflant, pour les chasser, ces souvenirs cruels
Disparus… sans retour ?

Alors Manuel chante au son de sa guitare
Des couplets racontant qu’un jeune homme andalou,
Pour arracher Carmen à son père jaloux,
L’enleva dans la nuit… Quel beau chant de victoire,
Qu’une chanson d’amour !

SONNET POUR ÉLISABETH

image

SONNET POUR ÉLISABETH
(Élisabeth est victimologue, et s’est investie dans des actions humanitaires internationales. Le poème fut écrit fin mai 2012, alors que l’on parlait de la crise syrienne.)

Ces quelques vers pour vous, après la Pentecôte,
Sans doute expriment mal toute mon amitié :
Si ce mot vous sourit, que les chagrins qu’il ôte
Laissent votre cœur libre d’aimer le monde entier !

Naguère, Élisabeth, vous étiez en voyage
Dans cet Orient cruel, mais marqué par la foi,
Armée non point d’un glaive, car votre âme est trop sage,
Mais de votre seul cœur, aussi doux qu’il est droit.

En Alep, plusieurs siècles après les Caravelles,
Qu’y avez-vous donc vu ? Aujourd’hui les nouvelles
Nous apprennent l’horreur, nous plongeant dans l’effroi.

Comme elle est désarmée, la faible tourterelle
Qui combat les faucons… Mais pourtant c’est bien elle
Qui incarne l’Esprit qui fait du Christ un Roi !

SONNET POUR LES DROITS DE LA FAMILLE ( Charte versifiée de la Manif pour Tous )

image

image

SONNET POUR LES DROITS DE LA FAMILLE,
dédié sous sa forme présente à la Manif Pour Tous, sans préjudice de la dédicace qui fut adressée à madame Nathalie Duriez pour une forme antérieure du poème ( le 10 mai 2013 ).

« LES ENFANTS, C’EST SACRÉ ! » : c’est le cri formidable
Qui sort de nos entrailles, et du fond de nos cœurs !
Défenseurs de l’Agneau, les Français sont capables
De s’affronter au Loup, et d’en être vainqueurs !

Trop longtemps déchirée de luttes politiques,
La FRANCE est rassemblée sous l’Étendard des Droits
De l’Enfant, de la Femme, de la Famille antique –
– Petite « république »
Où l’enfant est un roi !

Insurgés dans nos cœurs, non-violents dans nos actes,
Nous condamnons tous ceux qui ont violé le Pacte
Que l’Honneur écrivit pour protéger l’Enfant.

Elle est dressée, la FRANCE ! Oui, que la France est belle,

Qui brandit la bannière au Logo-Ribambelle,
« Portrait » de la Famille que le Peuple défend !

« LA PRÉSIDENTE », double-sonnet dédié à Madame Ludovine de la Rochère, par Jean-Michel Bessou.

image

image

–  » Ludovine, entends-tu les douze coups qui sonnent ?
N’as-tu pas travaillé depuis le point du jour ?
Il est minuit déjà : la pendule t’ordonne
De prendre ton repos.  »

Rien ne fera fléchir la noble Présidente :
Elle poursuit sa course après le temps qui court
Et ramène l’aiguille entre trente et quarante
Pour servir le Drapeau.

Dieu offre à ceux qu’Il aime un surcroît de jeunesse,
Et d’une femme obscure il fait une Princesse
Qu’un chevalier défend.

Il sait récompenser cette âme belle et bonne,
De printemps rayonnante à l’orée de l’automne,
Car c’est un cœur d’enfant.

Ludovine, un beau soir, parlait à la tribune :
Le silence des foules était si religieux,
Qu’un ange, inspirateur d’une Ode au Clair de Lune,
A dû parler tout bas…

–  » Chers amis « , disait-elle, « Grâce à vous tous, la France
Donne l’exemple au monde : sa mission vient de Dieu !
La flamme est rallumée de notre Résistance,
Qui ne s’éteindra pas.  »

Patrie, réponds aux cris de l’Enfant qu’on outrage !
Va le rendre à sa mère ! Rassemble ton courage
Pour leur porter secours !

Quand tout était perdu, alors la Providence
Paraît, qui nous appelle au Destin de la France :
Se relever toujours !

LA CHAPELLE, sonnet chrétien.

image

LA CHAPELLE,
Sonnet chrétien, dédié à madame Agnès des Granges, et commentant une photo qu’elle nous avait envoyée : c’était celle d’un vitrail de la Cathédrale de Chartres.

« Cet Azur qui traverse une noble verrière
Est le Ciel éternel du nouveau Paradis
Promis par l’Écriture à ceux dont la prière
Montera jusqu’à Dieu, car le Seigneur a dit

Qu’ils iront habiter au séjour de lumière,
Ceux dont le cœur modeste est ardent par la Foi :
L’Amour est une flamme, et l’âme qu’il éclaire
S’élève en empruntant le chemin le plus droit,

Qui monte jusqu’aux Cieux, ainsi que fait la pierre
Des églises d’antan, dont le style gothique
Honore le Seigneur, en vertu du travail

Qui coiffe d’une arcade une colonne austère
Et perce une rosace au-dessus d’un portique,
Donnant à l’arc-en-ciel les couleurs du vitrail. »

PETIT POÈME IMPROMPTU,

image

PETIT POÈME IMPROMPTU,
dédié à Agnès des Granges, et à un vieil ami marin.
Ce poème illustrait un proverbe italien qui se retrouve à peu près dans les deux premiers vers.

Si tu ne peux changer la direction du vent,
Pour atteindre ton but, fais louvoyer ta barque,
Mais conserve un cœur pur !
Je fais cette remarque
Car on oublie son cap à louvoyer souvent…
Il y a sous l’azur
Plus d’un esquif perdu pour avoir voulu suivre
Tous les courants trompeurs…
On écrirait un livre
Avec le nom des fous qui n’avaient pas eu peur
D’écouter la sirène à la chanson mortelle :
Marin, garde ton cap ! Garde ton idéal !
Ne crains pas l’Océan ! Tu rejoindras la belle
Qui t’attend dans le port pour le baiser final !

Poème de Jean-Michel Bessou…

POÈME de Jean-Michel Bessou
au sujet du poème La Conscience, écrit par Victor Hugo, et qui s’achève par ce vers célèbre : « L’œil était dans la tombe, et regardait Caïn. »
15 mars 2014.

« Caïns qui gouvernez, c’est bien vous que regarde
Cet œil, si bien chanté par notre illustre barde,
Victor, fils romantique du général Hugo.
Ses vers étaient bien dignes d’un gigantesque égo !

Il écrivit si bien son Art d’Être Grand-Père
Pour nous chanter combien la Famille était chère
Au héros de la plume, si fier, mais sans orgueil,
Qui parlait de Conscience en nous parlant d’un Œil.

Gouvernants, prenez garde ! Vous lassez la patience
Des enfants de Hugo, car au pays de France,
Le Peuple se révolte ! Un cri sort de son cœur :
« La France est en péril, mais nous serons vainqueurs ! « 

image

image

L’AMOUR FOU,
Poème de Jean-Michel Bessou,
écrit pour commenter un extrait de Bérénice, œuvre de Jean Racine que citait madame Laurence Chevillard.

Mon cœur est excédé : il faut que je vous dise
De ces vers qu’on écrit en hommage aux marquises
Pour louer leur jeunesse ou leur sage vertu,
Selon qu’on soit galant, ou que l’on ait perdu

L’espoir de savourer le bonheur d’une idylle…
L’amour est chose folle, et chose difficile,
Mais enfin c’est la vie ! Et la vie, c’est l’amour !
C’est l’angoisse éprouvée quand tarde le retour

De l’être tant aimé, dont la terrible absence
Rend notre vie déserte, et remplit le silence
De la voix que l’on aime, et des mots du désir
Qui hurlent sans un bruit, n’étant qu’un souvenir

Enfui dans un passé désormais chimérique…
Mais l’être aimé fût-il parti pour l’Amérique,
Qu’il serait près de nous, malgré tout l’Océan :
Son souvenir, porté par un grand goéland,

Nous parvient sur-le-champ, en deux ou trois coups d’ailes…
J’ai perdu qui j’aimais : je ne vous parle d’elle
Que pour aider mon cœur à demeurer en paix,
En voilant ma douleur de ce linceul épais

Que vous tissent des vers du rythme d’Alexandre,
Lesquels, en douze pieds, disent des choses tendres
Qui seraient incongrues, si ce n’étaient des vers…
L’amour, sans Qui l’on aime, est comme un long hiver

Que ne réchauffe plus le soleil des caresses
Et que ne saoule plus le Désir, cette ivresse
Qui incendie la chair, et donne en proie aux flammes
Un cœur qui ne vit plus que pour aimer cette âme

Qui enlace la nôtre ainsi que fait le corps,
Mais dont l’amour, si chaste, est amour sans remords
Car c’est l’autre qu’on aime, et ce n’est point soi-même.
Or c’est aimer deux fois, que d’aimer Qui l’on aime

Au lieu de ravaler en source de plaisir
Cet Être que l’honneur interdit d’avilir
Car Dieu créa la Femme, et c’est une Princesse
Qui perpétue la Vie, pour que jamais ne cesse

Le flot majestueux de ces générations,
L’Océan de l’Amour, et la mer des passions…