LA NUIT ESPAGNOLE, poème de Jean-Michel Bessou.

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LA NUIT ESPAGNOLE,
poème de Jean-Michel Bessou,
dédié à Sophie P.

Minuit sonne… Manuel vient frapper à ma porte :
Son sourire éclatant vient incendier la nuit
Qui s’enfuit, solitaire… Contre son cœur il porte
Une vieille guitare, et bientôt c’est l’ennui
Qui me quitte à son tour…

Nous nous mettons à table, et je remplis nos verres
D’un vin de Malaga Mil-Neuf-Cent-Trente-Six :
Nous buvons en pleurant sur cette année sévère
Où l’Espagne a perdu tant et tant de ses fils…
Notre cœur est bien lourd…

La Joie pourtant, revient éclairer nos visages
Dès qu’un premier accord gratté par Manuel
De son humble guitare, fait une harpe d’ange
Qui transforme les pleurs de l’antique carnage
En un chant de l’Espoir, célébrant la Louange
Du Seigneur Éternel
Qui règne sur les Jours.

Le Flamenco nous brûle, arabesques étranges,
Rythmes secs, sous les doigts de l’ami Manuel…
Je fais claquer mes mains au rythme de sa rage,
Giflant, pour les chasser, ces souvenirs cruels
Disparus… sans retour ?

Alors Manuel chante au son de sa guitare
Des couplets racontant qu’un jeune homme andalou,
Pour arracher Carmen à son père jaloux,
L’enleva dans la nuit… Quel beau chant de victoire,
Qu’une chanson d’amour !

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LA CHAPELLE, sonnet chrétien.

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LA CHAPELLE,
Sonnet chrétien, dédié à madame Agnès des Granges, et commentant une photo qu’elle nous avait envoyée : c’était celle d’un vitrail de la Cathédrale de Chartres.

« Cet Azur qui traverse une noble verrière
Est le Ciel éternel du nouveau Paradis
Promis par l’Écriture à ceux dont la prière
Montera jusqu’à Dieu, car le Seigneur a dit

Qu’ils iront habiter au séjour de lumière,
Ceux dont le cœur modeste est ardent par la Foi :
L’Amour est une flamme, et l’âme qu’il éclaire
S’élève en empruntant le chemin le plus droit,

Qui monte jusqu’aux Cieux, ainsi que fait la pierre
Des églises d’antan, dont le style gothique
Honore le Seigneur, en vertu du travail

Qui coiffe d’une arcade une colonne austère
Et perce une rosace au-dessus d’un portique,
Donnant à l’arc-en-ciel les couleurs du vitrail. »

PETIT POÈME IMPROMPTU,

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PETIT POÈME IMPROMPTU,
dédié à Agnès des Granges, et à un vieil ami marin.
Ce poème illustrait un proverbe italien qui se retrouve à peu près dans les deux premiers vers.

Si tu ne peux changer la direction du vent,
Pour atteindre ton but, fais louvoyer ta barque,
Mais conserve un cœur pur !
Je fais cette remarque
Car on oublie son cap à louvoyer souvent…
Il y a sous l’azur
Plus d’un esquif perdu pour avoir voulu suivre
Tous les courants trompeurs…
On écrirait un livre
Avec le nom des fous qui n’avaient pas eu peur
D’écouter la sirène à la chanson mortelle :
Marin, garde ton cap ! Garde ton idéal !
Ne crains pas l’Océan ! Tu rejoindras la belle
Qui t’attend dans le port pour le baiser final !

Poème de Jean-Michel Bessou…

POÈME de Jean-Michel Bessou
au sujet du poème La Conscience, écrit par Victor Hugo, et qui s’achève par ce vers célèbre : « L’œil était dans la tombe, et regardait Caïn. »
15 mars 2014.

« Caïns qui gouvernez, c’est bien vous que regarde
Cet œil, si bien chanté par notre illustre barde,
Victor, fils romantique du général Hugo.
Ses vers étaient bien dignes d’un gigantesque égo !

Il écrivit si bien son Art d’Être Grand-Père
Pour nous chanter combien la Famille était chère
Au héros de la plume, si fier, mais sans orgueil,
Qui parlait de Conscience en nous parlant d’un Œil.

Gouvernants, prenez garde ! Vous lassez la patience
Des enfants de Hugo, car au pays de France,
Le Peuple se révolte ! Un cri sort de son cœur :
« La France est en péril, mais nous serons vainqueurs ! « 

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L’AMOUR FOU,
Poème de Jean-Michel Bessou,
écrit pour commenter un extrait de Bérénice, œuvre de Jean Racine que citait madame Laurence Chevillard.

Mon cœur est excédé : il faut que je vous dise
De ces vers qu’on écrit en hommage aux marquises
Pour louer leur jeunesse ou leur sage vertu,
Selon qu’on soit galant, ou que l’on ait perdu

L’espoir de savourer le bonheur d’une idylle…
L’amour est chose folle, et chose difficile,
Mais enfin c’est la vie ! Et la vie, c’est l’amour !
C’est l’angoisse éprouvée quand tarde le retour

De l’être tant aimé, dont la terrible absence
Rend notre vie déserte, et remplit le silence
De la voix que l’on aime, et des mots du désir
Qui hurlent sans un bruit, n’étant qu’un souvenir

Enfui dans un passé désormais chimérique…
Mais l’être aimé fût-il parti pour l’Amérique,
Qu’il serait près de nous, malgré tout l’Océan :
Son souvenir, porté par un grand goéland,

Nous parvient sur-le-champ, en deux ou trois coups d’ailes…
J’ai perdu qui j’aimais : je ne vous parle d’elle
Que pour aider mon cœur à demeurer en paix,
En voilant ma douleur de ce linceul épais

Que vous tissent des vers du rythme d’Alexandre,
Lesquels, en douze pieds, disent des choses tendres
Qui seraient incongrues, si ce n’étaient des vers…
L’amour, sans Qui l’on aime, est comme un long hiver

Que ne réchauffe plus le soleil des caresses
Et que ne saoule plus le Désir, cette ivresse
Qui incendie la chair, et donne en proie aux flammes
Un cœur qui ne vit plus que pour aimer cette âme

Qui enlace la nôtre ainsi que fait le corps,
Mais dont l’amour, si chaste, est amour sans remords
Car c’est l’autre qu’on aime, et ce n’est point soi-même.
Or c’est aimer deux fois, que d’aimer Qui l’on aime

Au lieu de ravaler en source de plaisir
Cet Être que l’honneur interdit d’avilir
Car Dieu créa la Femme, et c’est une Princesse
Qui perpétue la Vie, pour que jamais ne cesse

Le flot majestueux de ces générations,
L’Océan de l’Amour, et la mer des passions…

SONNET-FANTAISIE, écrit par Jean-Michel Bessou le 13 janvier 2015. et dédié à Agnès des Granges.

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Le premier vers est d’Agnès !
J’eus l’idée de lui retourner le compliment, et d’écrire un sonnet qui lui rende hommage, et qui exalte la douceur des femmes de France.
Le vitrail et les autres allusions religieuses font partie de cette Culture qu’Agnès diffuse à profusion, pour le plaisir de tous.
Les deux mots de la fin sont empruntés à Baudelaire :  » Le Romantisme est une grâce, divine ou infernale, qui nous a laissé des stigmates éternels. »

SONNET-FANTAISIE, à Agnès des Granges.

« Ces mots, que vous tissez avec tant de finesse,
Sont un rai de lumière, jailli d’un pur diamant
Éclairé par l’Amour ! Et mon regard s’abaisse,
Ébloui par l’éclat de votre cœur aimant.

Océan de lumière, de ton abysse émerge
Une ondine d’écume, de perle et de corail :
Cette Femme de France est fille de la Vierge,
Un reflet de Marie descendue d’un vitrail,

Modèle de lumière pour nos femmes de France,
Tendres pour leurs époux, dévouées pour l’Enfance
Qui grandit dans la joie par leurs soins maternels
Et devient des Français ! – des lions, par la vaillance,
Mais leur cœur de colombe a pitié des souffrances :
Le Christ y a gravé ce stigmate éternel. »

LE DUEL, sonnet écrit le 4 mai 2015 par Jean-Michel Bessou, et dédié à Bruno de Vergeron – qui sait pourquoi…

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Je connais au Bouscat un lieu fort agréable,
Arboré, verdoyant, nommé le Parc Marceau :
On trouve à son orée une étendue de sable
Un peu dure, bien égale, favorable aux assauts

Où le fer et le fer font quelques étincelles
Lorsque deux bras s’affrontent, animés par deux cœurs
Dont l’un a proféré un mot de trop sur Celle
Que l’autre aime en secret… Qui sortira vainqueur ?

La Morale voudrait que ce soit le plus juste !
Clément, qu’il respectât la dignité auguste
De la vie du bretteur rencontré en champ clos…

Pour une goutte d’eau, coule un torrent de larmes
Ou un ruisseau de sang… : les « liaisons » des armes
Sont aussi dangereuses que celles de Laclos…

LA VIEILLE ÉPÉE…

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Au début de ce mois de mai de l’an de Grâce 2015, j’ai restauré la vieille épée que je tiens de ma famille : mon cousin Louis affirme que c’était une épée de duel jusqu’au XIXème siècle, après quoi elle aurait été pourvue d’un bouton en bout de lame afin de servir à l’entraînement d’escrime – la raideur de la lame le laisserait croire en effet, et l’on frissonne, à l’idée que le Comte de Monte Cristo eût pu la tenir dans sa noble main…

J’ai donc stabilisé la coquille protectrice qui jouait par rapport au reste de l’arme, et rénové la poignée fort altérée par le temps : n’ayant point de soie ni de chanvre, j’ai entouré la poignée avec une surliure ce deux fibres de sisal de couleur différentes, et obtenu ainsi un effet sobre mais agréable par leur alternance contrastée.

Au second plan vous voyez une rapière moderne dont j’ai fait la coquille : je vais fabriquer pour elle une poignée plus belle en bois de hêtre, et une virole de bronze plus élégante.

Passionné depuis ma plus tendre enfance par les romans de cape et d’épée, comme par les films qui en furent tirés, je n’aime pas pour autant voir une lame occire un quidam, l’eût-il mérité : ce que j’aime dans l’escrime, c’est la noblesse d’âme au service de la juste cause, et rien ne m’est plus agréable que de voir le héros faire grâce à celui qu’il a vaincu.

Malheureusement nos combats sociaux en France, ne nous donnent que peu d’occasion de prouver notre clémence : nous avons fait preuve de noblesse d’âme en renonçant à accabler les personnes aux mœurs déviantes, tant qu’elles ne nous faisaient de mal à personne, mais en revanche nous voulons que les corrupteurs de l’enfance soient punis comme ils le méritent.

L’Amour que nous avons pour Dieu, l’amour que nous accordons à une France dont la mission historique est de donner au monde l’exemple du Respect Humain qui est une certaine manière d’honorer Dieu, l’amour que nous éprouvons pour la Famille et pour l’Enfance innocente, a un revers : notre cœur est d’or, et le sang qui le traverse est une pure Lumière, aussi ce revers n’est-il pas un revers de haine, et ne le sera jamais.
Il n’en est pas moins redoutable, car le revers de l’Amour n’est autre que la Justice.

LA PRINCESSE ET LE CHEVALIER, poème de Jean-Michel Bessou (avril 2015).

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LA PRINCESSE ET LE CHEVALIER,
Poème de Jean-Michel Bessou ( avril 2015 ).
C’est un petit récit de cape et d’épée que j’ai écrit en vers, et où je raconte comment un chevalier et son compagnon sauvent une jeune princesse prisonnière dans un château, des mains d’un infâme duc adepte de la magie noire, et de sa secte de francs-maçons.
La princesse s’appelle Marie-France, et le Chevalier porte le nom de l’Archange qui veille sur notre malheureux pays : ce n’est pas par hasard bien évidemment…
C’est aussi un hommage à notre cher Hugo : dans son poème Éviradnus de la Légende des Siècles, il fait combattre comme un lion le vieux héros qui veut sauver une reine. Ayant accompli son exploit, le brave s’attendrit en contemplant la reine qui s’éveille, et j’avoue que je ne puis lire le dernier vers sans pleurer :
« Madame, » lui dit-il,  » avez-vous bien dormi ?  »

1 La nuit était tombée… On entendit la chouette
Hululer par deux fois : sa triste vocalise
Venait du bois sinistre entourant le château.
La muraille étouffait quelque plainte secrète…
L’oiseau se tut, laissant les ténèbres muettes.
Un faible bruit pourtant : le souffle de la brise
Tremblait dans les feuillages… Mais résonna bientôt

2 Un seul cri, ressemblant à celui du rapace,
Et l’imitant fort bien, mais sans être le même…
Trop tard, pour un écho… : l’avait-on contrefait ?
Quelque galant, peut-être, avait eu cette audace
D’échanger un signal pour entrer dans la place,
Avec la sentinelle ? Ce fut la lune blême
Qui trahit l’étranger : on put voir en effet

3 Une cape volante et couleur de muraille
Escalader la pierre en suivant une corde
Jetée par un complice, du dedans d’une tour :
Il fut le seul témoin… Mais quittant la grisaille,
Apparut l’étranger, armé pour la bataille :
Il portait cette épée que le Seigneur accorde
À l’Archange Michel pour défendre l’Amour.

4  » – Entrez donc, Chevalier ! Refermons la fenêtre…
Personne, sinon Dieu, n’a pu voir l’escalade
Qui vous hisse en ce lieu, au mépris des périls :
Vous pouviez choir de haut, être tué peut-être,
Et vous auriez rejoint tous vos vaillants ancêtres
Si je n’avais drogué le vin que boit la garde.
Vous sauvant de leurs glaives… C’est maintenant le fil

5 De votre épée, qui va rendre enfin la Justice
Contre ce maudit Duc, adorateur du Diable,
Oppresseur du bon peuple, et maître de ce lieu.
Ce suppôt d’Astaroth lui offre un sacrifice
En échange duquel il satisfait des vices
Tels que Gilles de Rais paraîtrait moins coupable…
Ces monstres font gronder la colère de Dieu !  »

6 Le chevalier s’enquit :  » – Où donc est la Princesse ?
Tu m’as dit que le Duc lui a fait boire un philtre
Pour la priver de sens, et la mettre à merci
Des désirs de tout homme ? Ô l’infâme bassesse !
S’il est temps d’arracher à ces viles caresses
La noble jeune fille, qu’on écrive un chapitre
Du nom des criminels que je tuerai ici !

7 Mon épée ! Et laissons cette cape inutile !
Je brûle de colère et veux châtier le crime !
Courons vite au carnage, et sauvons cette enfant !
– Chevalier, » répondit l’échanson, « l’âme vile
Du maître de céans causa tant de victimes
Que vous épuiseriez les bottes de l’escrime
Sans avoir tout tué… Aussi, Dieu vous défend

8 De descendre tout seul vers la crypte secrète
Où la Princesse nue gît sur un catafalque…
Vont y aller le Duc et six de ses barons
Pour rendre un culte au Diable et commettre l’inceste
Avant que d’égorger comme une pauvre bête
La malheureuse enfant… La coupe d’orichalque
S’emplira de son sang : c’est sa vie, qu’il boiront…

9 Aussi, je prends un glaive, et je vous accompagne.
Ce passage secret descend jusqu’à la roche :
Sésame s’ouvrira quand sonnera minuit…
Ce furent des guerriers, vainqueurs de vingt campagnes
Qui nous attendent lá… Mais après Charlemagne,
Plus de Chevalerie… Pardon !… Prenons ces torches…
Tâchons de les surprendre avant qu’ils aient trop nui !

10 Si pour moi je n’ai point de sang chevaleresque, Mon âme roturière est émue des souffrances
Que subit l’opprimé. Votre bras est puissant :
Que Dieu fasse du mien votre allié ! Qu’il ait presque
Autant d’habileté pour tracer l’arabesque
Qu’une pointe d’épée fait avant la vengeance
Infligée á quiconque verse un sang innocent !

11 = Bien parlé, mon ami ! Mais trève de paroles :
J’entends dans le lointain une cloche qui sonne
La demie de onze heures… Guide=moi : je te suis ! »
Ensemble ils descendirent, le Chevalier, le drôle
( Du moins, croyait-il l’être… ) pour tirer de sa geôle
Une pauvre princesse… Bientôt sonna minuit,

12 Et Sésame s’ouvrit, pour leur livrer passage :
C’est par lá seulement qu’on atteignait la crypte
Que des esclaves avaient taillée dans le granit.
Les torches révélaient le temple où les sept mages
Venaient pour célébrer leur culte anthropophage,
Sacrifier une enfant aux mystères d’Égypte,
Et défier le Vrai Dieu, plus haut que le Zénith.

13 Des voûtes s’appuyaient sur les grosses colonnes
D’anciens temples romains, Sur cette pierre antique
Les flammes faisaient luire d’étranges lettres d’or : C’étaient des hiéroglyphes…  » – Entends-tu ? Ça résonne !
– Ils viennent, Chevalier ! Et la prudence ordonne
D’éteindre nos deux torches dans l’eau peu catholique
Dont le Styx a rempli ce bénitier de mort… »

14 Les sept mages venaient, le Duc ouvrant la marche.
Ils portaient des flambeaux, et l’on vit la Princesse
Que n’avaient point trouvée nos deux amis encor’ :
Ils se dissimulèrent… Non point qu’ils fussent lâches,
Mais ils n’étaient que deux, l’épée prête à la tâche
D’envoyer en enfer sept prêtres d’une messe,
En protégeant l’ « hostie »…  » – Chevalier, elle dort… »

15 Chuchota l’échanson au creux de son oreille.
« -J’eus le temps de verser une goutte de drogue
Dans la coupe oú le Duc verse un philtre d’enfer :
J’espérais épargner des douleurs sans pareilles
À cette pauvre enfant… Pendant qu’elle sommeille,
Elle ne souffre point… Le Duc possède un dogue
Qu’il abreuve de sang, et nourrit de la chair

16 Qu’il arrache aux victimes offertes en sacrifice.
Il apprit la Magie dans un ancien grimoire
Nommé le Grand Albert… L’immonde rituel
Exige qu’une vierge ou qu’un enfant périsse,
Et qu’on offre son sang aux démons des Abysses
Qui nagent dans le Styx d’où vient la Magie Noire…
– Et l’orgueil de ce fou qui veut être immortel ! »

17 Réplica le héros. La Princesse était belle…
Le Chevalier pourtant, voyait d’un regard chaste
Cette chaste beauté qui dormait sur l’autel
Où un chandelier juif éclairait la pucelle,
Chaque flambeau ayant allumé sa chandelle
Sur cette Ménorah, car les sept pèdérastes
Faisaient ce sacrilège pour défier l’Éternel !

( À suivre )